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I Want Pluto To Be A Planet Again - la recommandation court-métrage




OKOK, la suite sonne très "rédaction"... Parce que c'en est une.
Dans le cadre d'un programme scolaire, on a visionné plusieurs courts-métrages et rédigé une "critique" à la maison. J'ai donc choisi celui-ci, qu'on a visionné dans un de ces cours de vie de classe dans lequel on faisait du français... Voici donc une réadaptation du texte que j'ai écrit et le texte original à la fin ! (Avertissement : j'ai eu 20)

« Je suis né à l'âge de 33 ans, un soir de grande loterie », nous dit Marcus, le personnage principal. Ce soir-là, lui qui n'était encore qu'un simple H-, a gagné la chance de faire partie des H+, ces humains augmentés.

I Want Pluto To Be A Planet Again est un court-métrage d’animation français de 11 minutes et 34 secondes réalisé par Marie Amachoukeli et Vladimir Mavounia Kouka. Il fait partie d’une collection de Canal+ appelée “Demain si j’y suis”.
L’animation est essentiellement en noir et blanc avec des dessins très minimalistes et simples, bien qu'on y retrouve une courte séquence de vidéos. Le court-métrage se concentre sur une société dystopique cyberpunk où la population est divisée entre les H+, humains “purifiés”, robotisés et les H- représentant les humains ordinaires, sans transformation. Les H- sont dévalorisés et voués à faire des métiers marginalisés. Marcus Amakouka raconte son histoire à la première personne du singulier.
Le court-métrage regorge de critiques et de parallèles qui m'ont demandé plus d'un visionnage à repérer.

Outre la qualité graphique et l'univers très intéressant, ce court-métrage nous amène à réfléchir sur notre société, en particulier sur la trajectoire qu’elle prend et l'influence que peut avoir notre éthique. Il serait, par exemple, pertinent de se demander ce qu’on aurait fait en tant que H- : perdre son humanité mais être surpuissant et valorisé, ou bien rester humain mais avoir des défauts et être défavorisé par rapport au reste de la population.

Vidéo hébergée sur Dailymotion, tous droits réservés à l’auteur


Intégral à regarder ici !


Le texte original :

N'ayant pas réactualisé ce texte écrit par un collégien, il se peut qu'il y ait des erreurs ou formulations maladroites (notamment la notion de "sous-métier" qui peut sous-entendre une interprétation médiocre)


“I WANT PLUTO TO BE A PLANET AGAIN” est un court-métrage d’animation français de 11 minutes et 34 secondes produit par Marie Amachoukeli et Vladimir Mavounia Kouka. Il fait partie d’une collection de canal+ appelée “Demain si j’y suis”. L’animation est essentiellement en noir et blanc avec des dessins très minimalistes et simples. Le court-métrage se concentre sur une société dystopique cyberpunk où la population est divisée entre les H+, humain “purifié”, robotisé et les H- qui représentent les humains ordinaires sans transformation. Les H- sont dévalorisés et voués à faire des “sous-métiers”.
Marcus Amakouka, le personnage principal raconte son histoire à la première personne du singulier. Il voulait devenir un humain augmenté pour conquérir Peace Maker, ancienne H- qui s’est vu robotisée après un accident de voiture. Désespéré, il a participé pour la première fois à la grande loterie annuelle et y a gagné une opération pour devenir H+. Malgré sa transformation, il n’a pas conquis Peace Maker mais il ne s’est pas affligé pour autant car il se considère comme “le plus augmenté et le plus heureux des hommes”.

Le court-métrage est aussi une critique de certaines grandes enseignes et de personnes importantes. La grande décharge qui envoie les impuretés humaines nommée “gogole” fait référence à Google, la société multinationale qui propose des produits et des services liés à internet. On peut supposer que le dirigeant de “gogole” est une caricature de Sundar Pichai, l’actuel directeur de Google. En fonction du contexte de l’animation, les illustrations passsent de noir sur blanc à blanc sur noir.
Lors de l’opération, l’animation passe à la vidéo. On y voit une dizaine de séquences avec des archives en couleurs de robots et d'expériences en rapport avec des êtres vivants bioniques. Les vidéos sont brouillées et saccadées. Quant au son, on entend des grésillements et des bruits qui pourraient s’apparenter à l’utilisation d’un outil mécanique ou technologique. Le plan final est très détaillé, un effet d’avant en arrière pour avoir un plan éloigné est utilisé. La musique semble faire partie d’un sous genre de la musique industrielle, l’ambiant industriel qui reflète également l'atmosphère dystopique. C’est dans un plan après l’opération de Marcus et dans ce-dernier que son cœur est au centre de l’image. Ces plans font un parallèle avec l’absence de sensibilité qu’a exprimé Marcus lorsqu’il n’a pas conquis Peace Maker après son opération. Le titre “I WANT PLUTO TO BE A PLANET AGAIN” fait référence au débat de la classification de Pluton en tant que planète. Bien que le court-métrage n'ait pas de lien direct avec cette classification, Pluton est tout de même nommée, car c’est là-bas que sont acheminés les déchets humains.

J’ai beaucoup apprécié ce court-métrage. Il nous amène à réfléchir sur notre société et sur la trajectoire qu’elle prend. On peut également se demander ce qu’on aurait fait en tant que H-; perdre son humanité mais être surpuissant et valorisé ou bien rester humain mais avoir des défauts et être défavorisé par rapport au reste de la population. Bien que Marcus prétend être le plus augmenté et le plus heureux des hommes, il est pertinent de se demander si être un humain amélioré sans imperfection nous rendrait nécessairement plus heureux.